Ce qu'il faut retenir de l'actualité dans l'industrie des paiements électroniques ce lundi 20 avril 2026.

Notre service Marketing vous propose cette revue de presse du lundi 20 avril 2026 qui synthétise l’essentiel de l’actualité dans l'industrie des paiements électroniques .

Afrique

  • Une passerelle de paiement pour stimuler les recettes touristiques au Kenya

Le Kenya a lancé TouristTap, une plateforme de paiement numérique destinée à faciliter les transactions des touristes et à augmenter les revenus du secteur touristique, en reliant les cartes bancaires internationales aux moyens de paiement locaux comme le M‑Pesa (mobile money)et les comptes bancaires utilisés par les PME. Cette solution vise à résoudre les difficultés de paiement dans les circuits informels, à améliorer la fluidité, la transparence et la collecte de données sur les dépenses touristiques, et à moderniser l’expérience des visiteurs tout au long de leur séjour. Le gouvernement estime que TouristTap renforcera la compétitivité du tourisme, un secteur clé de l’économie kényane qui génère environ 500 milliards de shillings et soutient près de trois millions d’emplois, tout en positionnant le pays comme une destination touristique technologique et innovante.

https://www.kbc.co.ke/kenya-unveils-payment-gateway-to-boost-tourism-earnings/

 

  • Paiements transfrontaliers en Afrique: AfricaNenda souligne l'urgence d'harmoniser les réglementations  

AfricaNenda alerte sur l’urgence d’harmoniser les cadres réglementaires pour permettre des paiements transfrontaliers fluides et interopérables en Afrique, malgré les progrès importants réalisés dans les systèmes de paiement instantanés nationaux. Lors d’un dialogue de haut niveau en marge des réunions de printemps de la Banque mondiale et du FMI, les décideurs ont souligné que l’alignement des réglementations, la coordination des politiques et le leadership des banques centrales sont désormais les principaux leviers pour passer de systèmes domestiques performants à un écosystème continental unifié. AfricaNenda estime que cette convergence est cruciale pour accélérer l’inclusion financière, stimuler le commerce intra-africain et soutenir la transformation économique numérique du continent.

https://techreviewafrica.com/news/4993/africanenda-underscores-urgency-of-regulatory-alignment-to-drive-cross-border-payments-in-africa

 

  • Firstbank intègre PAPSS à son application LIT

FirstBank a intégré le Pan‑African Payment and Settlement System (PAPSS) à son application bancaire numérique LIT App, permettant à ses clients d’effectuer des paiements transfrontaliers instantanés en monnaies locales entre pays africains participants. Cette innovation élimine le recours aux banques correspondantes et réduit les coûts et délais liés aux conversions de devises, facilitant ainsi le commerce intra‑africain, les transferts de fonds et l’inclusion financière. Elle offre surtout aux PME et aux entrepreneurs un accès plus simple et moins coûteux aux marchés régionaux, tout en soutenant les objectifs de l’Accord de libre‑échange continental africain (ZLECAf) visant à renforcer l’intégration économique du continent.

https://blueprint.ng/firstbank-integrates-papss-into-lit-app-boosts-cross-border-transactions/

 

Ailleurs dans le monde

  • SPII, la banque centrale du Bangladesh fixe le rendez-vous en 2027

La Banque du Bangladesh prévoit d’imposer, d'ici à 2027, l’adhésion obligatoire de toutes les institutions financières à un système national unique de paiement interopérable, afin de mettre fin à la fragmentation des paiements numériques et à la dépendance au cash. Ce système Système de Paiement Interopérable et inclusif (SPII) et basé sur la plateforme open source Mojaloop, permettra des transactions instantanées et fluides entre banques, portefeuilles mobiles, institutions de microfinance et commerçants, sans passer par des retraits en espèces coûteux. L’objectif est de réduire les coûts liés à la gestion du cash (estimés à 170 millions de dollars par an), d’améliorer l’inclusion financière notamment en zones rurales, de renforcer la traçabilité des flux financiers et de soutenir la transition vers une économie plus formelle et quasi sans espèces, tout en garantissant la souveraineté numérique du pays grâce à une infrastructure maîtrisée localement.

https://www.observerbd.com/news/573341

 

  • Stablecoins indexés sur l'euro pour concurrencer les États-Unis

Le ministre français des Finances, Roland Lescure, soutient le lancement en 2026 d’un stablecoin adossé à l’euro, porté par plusieurs grandes banques européennes, afin de réduire la domination des stablecoins indexés sur le dollar américain comme USDT et USDC. Ce projet, baptisé Qivalis, vise à offrir une alternative européenne conforme au cadre réglementaire MiCA et à renforcer la souveraineté financière de l’UE dans les paiements numériques et la tokenisation des dépôts bancaires. Les autorités européennes estiment que la faible part actuelle des stablecoins en euros n’est pas satisfaisante, tout en restant prudentes sur les stablecoins générant des intérêts, jugés potentiellement déstabilisateurs pour le système financier.

https://www.tradingview.com/news/cointelegraph:0a6d09e74094b:0-french-finance-minister-backs-euro-pegged-stablecoins-to-compete-with-us/

 

  • BPC Payments pour dynamiser le commerce numérique et les transferts d'argent en temps réel

BPC a lancé BPC Payments, une nouvelle ligne d’activité visant à faciliter le commerce numérique et les transferts d’argent en temps réel en Amérique latine, grâce à une plateforme unifiée couvrant les paiements entrants, sortants ainsi que les services de paiement digitaux.

S’appuyant sur la plateforme cloud native SmartVista, cette solution permet aux entreprises, fintechs et acteurs réglementés de gérer, via une API unique, les cartes, virements bancaires, portefeuilles numériques, paiements QR et décaissements instantanés, tout en intégrant nativement la sécurité, la conformité et la prévention de la fraude.

En proposant une infrastructure locale, évolutive et conforme aux exigences réglementaires, BPC Payments entend réduire la fragmentation des paiements, accélérer le déploiement de nouveaux services et soutenir la croissance des paiements numériques en Amérique latine.

https://financialit.net/news/payments/bpc-launches-bpc-payments-power-digital-commerce-and-real-time-money-movement-across

 

Bonne lecture !

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FAQ

• Qu’est-ce que la Guinéenne de Monétique ? La Guinéenne de Monétique (GuiM) Groupement d’Intérêt Économique (GIE) avec Conseil d’Administration qui réunit la Banque Centrale de la République de Guinée, les banques commerciales, la Société Monétique de Guinée, les institutions de microfinance ainsi que les établissements de monnaies électroniques.
• Quand a-t-elle été créée ? La Guinéenne de Monétique a été créée en 2016 et a officiellement lancé ses opérations le 15 janvier 2025.
• Pourquoi a-t-elle été mise en place ? La Guinéenne de Monétique a été créée pour offrir aux institutions financières et prestataires de service de paiement opérant en République de Guinée une infrastructure souveraine, sécurisée, simple, abordable et efficace. Elle vise à moderniser le système national de paiement, garantir l’interopérabilité et promouvoir l’inclusion financière.
• Quels sont les organes de direction de la Guinéenne de Monétique ? - La Guinéenne de Monétique repose sur les organes de gouvernance suivants : - Une Assemblée générale des actionnaires (organe suprême de décision) - Un Conseil d’administration - Une Direction générale qui pilote les opérations quotidiennes.
• Est-ce une entité publique ou privée ? C’est une entité privée créée sous forme d’un groupement d'intérêt économique (GIE) conformément à l’Acte uniforme relatif au Droit des sociétés commerciales et du groupement d’intérêt économique de l’OHADA, ouvert à toutes les institutions financières agréées par la Banque Centrale de la République de Guinée.
• Quelle est la mission principale de la Guinéenne de Monétique ?
- Créer un écosystème de paiement électronique et digital efficace, sécurisé et accessible à tous ;
- Assurer l’interopérabilité entre tous les canaux et tous les acteurs de l'écosystème ;
- Fournir des services à forte valeur ajoutée ;
- Promouvoir l’inclusion financière;
- Garantir la souveraineté nationale sur les données transactionnelles.
• Quels sont ses mandats ?
1. Créer l’interopérabilité entre tous les canaux et tous les acteurs
2. Fournir des services et plateformes mutualisés
3. Développer un schéma directeur national de paiement (Scheme)
4. Garantir un service sécurisé, fiable et transparent
5. Promouvoir les paiements électroniques et l'inclusion financière
• Quels sont les services proposés par la Guinéenne de Monétique ? - Schéma directeur national de paiement (En cours de développement)
- Passerelle nationale de paiement (National Payment Gateway) (En cours de développement)
- Autres services et plateformes partagées (En cours de développement)
• Qu’est-ce que l’interopérabilité dans un réseau tel que le switch?
C’est la possibilité pour les usagers d’une institution financière donnée d’utiliser leur moyens de paiement carte ou application de paiement sur les équipements et/ou canaux services d’une autre institution membre, sans restriction et à des frais harmonisés.
• Qu’est-ce qu'un schéma directeur national de paiements (Scheme) ?
Un schéma directeur national de paiements (National scheme) est un ensemble de règles et d'infrastructures techniques définit par le Switch national qui permet l'acheminement, l'autorisation et le règlement sécurisés et efficaces des transactions de paiement électronique entre différentes institutions financières et différents prestataires de services de paiement.
• Qu’est-ce qu'une passerelle nationale de paiement (National Payment Gateway) ?
Une passerelle nationale de paiement est un système centralisé qui relie les institutions financières, les commerçants et les consommateurs afin de permettre des transactions de paiement électroniques sécurisées et fluides. Elle standardise et intègre divers modes de paiement, tels que les cartes et les portefeuilles numériques, permettant ainsi l'interopérabilité entre différentes institutions financières. Son objectif principal est de promouvoir les paiements sans espèces, de renforcer l’efficacité des transactions et de soutenir l'inclusion financière à l'échelle nationale.
• Quels services à valeur ajoutée sont proposés ?
- Personnalisation des cartes (En cours de développement)
- Reporting et suivi des transactions
- Surveillance en temps réel des opérations
- Assistance technique et certification pour les banques
• Combien de banques sont déjà connectées ?
À ce jour:
- 7 banques interopérables sur la partie monétique
- Quelle est l’ampleur du réseau ?
Plus de +500 terminaux (distributeurs automatiques de billets et terminaux de paiement électronique) sont accessibles sur tout le territoire guinéen.
Qu’est-ce qui change pour un client de banque ?
- Retirer de l’argent dans un GAB d’une autre banque à moindre coût ;
- Payer avec une carte de sa banque chez n’importe quel commerçant du réseau ;
- Envoyer et recevoir des fonds instantanément entre institutions connectées.
Quels sont les gains pour les clients ?
- Frais réduits sur les retraits interbancaires
- Plus d’options d’accès à leurs fonds
- Traitement plus rapide des réclamations
- Meilleure sécurité des transactions
• Et pour les commerçants?
- Plus grande acceptation des cartes et moyens de paiement
- Plus de contrainte d'accumulation de terminaux de différentes institutions
- Augmentation potentielle du volume des ventes
- Réduction des risques liés à la manipulation d’espèces
• Comment la Guinéenne de Monétique assure-t-elle la sécurité des paiements ?
- Gestion centralisée de la sécurité des paiements
- Utilisation de technologies de pointe : PKI, certificats numériques, cryptographie
- Surveillance et contrôle en continu des flux
• Pourquoi parle-t-on de souveraineté des données ?
Grâce à la Guinéenne de Monétique, toutes les transactions électroniques effectuées en Guinée sont désormais traitées et stockées localement, sans dépendance à un prestataire étranger. Cela renforce la confidentialité et le contrôle stratégique des données financières nationales.
• Comment cette initiative s’inscrit-elle dans l’inclusion financière ? En facilitant l’accès aux services financiers formels, en réduisant les coûts et en élargissant la couverture géographique, la Guinéenne de Monétique encourage l’utilisation des paiements digitaux, condition essentielle à l’intégration financière d’une plus grande partie de la population.

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