Ce qu'il faut retenir de l'actualité dans l'industrie des paiements électroniques ce lundi 1er juin 2026.

Notre service Marketing vous propose cette revue de presse du lundi 1er juin 2026 qui synthétise l’essentiel de l’actualité dans l'industrie des paiements électroniques.

Guinée  

1. La Guinéenne de Monétique (GuiM) accélère le développement de l'expertise locale sur la solution open-source Mojaloop

La Guinéenne de Monétique (GuiM), en partenariat avec la Banque Centrale de la République de Guinée, AfricaNenda Foundation et Mojaloop Foundation, renforce l'expertise technique locale à travers un atelier intensif dédié à la solution open source Mojaloop, socle du futur Système de Paiement Instantané et Inclusif (SPII). En formant les équipes techniques des institutions financières et les intégrateurs locaux à l'installation, à l'intégration et à l'exploitation concrète de cette plateforme, la GuiM affirme que la réussite du SPII repose autant sur les compétences humaines que sur la technologie. L'initiative vise ainsi à garantir une interopérabilité durable, une souveraineté technique nationale et une mise en œuvre efficace du paiement instantané en Guinée, en réduisant la dépendance à l'expertise externe et en préparant les acteurs locaux à gérer une infrastructure financière critique sur le long terme.

https://guim-gn.com/detail_new/11


2. La Guinéenne de Monétique (GuiM) mobilise les institutions financières autour du SPII

L'atelier organisé par la Guinéenne de Monétique (GuiM) les 13 et 14 mai 2026 à Conakry a réuni l'ensemble des institutions financières et partenaires techniques autour du Système de Paiement Instantané et Inclusif (SPII), un projet stratégique visant à moderniser les moyens de paiement et créer interopérabilité totale entre tous les acteurs en République de Guinée. Au-delà de l'innovation technologique, le SPII est présenté comme une infrastructure nationale de transformation économique et d'inclusion financière, permettant des transactions instantanées, à faible coût, entre toutes les institutions, y compris au bénéfice des populations éloignées et des petits acteurs économiques. Les autorités monétaires et la GuiM insistent sur la nécessité d'un engagement collectif, d'une implication concrète et du respect du calendrier, soulignant que le succès du projet repose sur la participation effective de tous les acteurs pour faire du SPII un levier majeur de la souveraineté numérique et du développement financier du pays.

https://guim-gn.com/detail_new/12

3. Cybersécurité : la Guinée durcit le contrôle des transactions électroniques avec un nouveau décret présidentiel

Un décret présidentiel lu à la télévision nationale renforce le contrôle des transactions électroniques, afin de garantir la sécurité, la fiabilité et l'intégrité des systèmes d'information face à l'essor rapide des services numériques. Le texte confie à l'Autorité de Régulation des Postes et Télécommunications (ARPT) des pouvoirs étendus de contrôle, d'audit et de certification, rend obligatoires des audits de sécurité périodiques pour tous les acteurs publics et privés, impose des obligations strictes de déclaration des incidents cybernétiques et prévoit des sanctions financières sévères en cas de non-conformité. À travers ce décret, les autorités guinéennes affirment leur volonté de mieux protéger les usagers, de sécuriser les infrastructures critiques et de renforcer la confiance dans l'écosystème des transactions électroniques en Guinée.

https://guineenews.org/2026/05/21/cybersecurite-la-guinee-durcit-le-controle-des-transactions-electroniques-avec-un-nouveau-decret-presidentiel/

Afrique

1. L’Afrique développe-t-elle discrètement des alternatives à sa dépendance au dollar ? 

L’Afrique commence discrètement à mettre en place des alternatives partielles à sa forte dépendance au dollar dans les échanges intra-africains, non par volonté idéologique de détrôner la monnaie américaine, mais pour réduire des coûts, des lenteurs et des vulnérabilités économiques jugés inutiles. À travers des initiatives comme le système panafricain de paiement PAPSS ou les plateformes régionales de la COMESA, les institutions africaines cherchent à faciliter les règlements en monnaies locales, soutenir les PME et limiter l’impact des pénuries de dollars et de la volatilité financière mondiale. Toutefois, le texte souligne que le dollar reste dominant en raison de la confiance qu’il inspire, de la stabilité relative qu’il offre et des faiblesses persistantes de certaines monnaies et infrastructures financières africaines, faisant de ces efforts une évolution progressive et pragmatique plutôt qu’un basculement radical. 

https://guardian.ng/business-services/business/is-africa-quietly-building-alternatives-to-dollar-dependency/

2. Les distributeurs automatiques de billets tombent en panne dans toute l'Égypte, perturbant les retraits à l'approche de l'Aïd al-Adha

Une pénurie généralisée de liquidités dans les distributeurs automatiques de billets en Égypte à la veille de l’Aïd al‑Adha, a fortement perturbé le retrait des salaires et des pensions. Cette situation est attribuée à une demande exceptionnelle, provoquée par le versement simultané des pensions, des salaires et les dépenses liées à la fête, dépassant la capacité des guichets automatiques. Le phénomène, observé au Caire comme dans plusieurs gouvernorats, a entraîné de longues files d’attente, le déplacement des clients vers des banques privées et, dans certains cas, l’imposition de plafonds de retrait très bas, illustrant la vulnérabilité du système de distribution de cash lors des périodes de forte pression sociale et économique.

https://manassa.news/en/news/32091

3. La Banque Centrale du Ghana crée des départements dédiés à l’IA, aux données et aux actifs virtuels pour sa régulation

La Banque du Ghana opère un changement stratégique dans la régulation de la finance numérique en privilégiant une approche centrée sur la gestion des risques plutôt que sur la restriction des technologies elles‑mêmes. Tirant les leçons d’un retard initial face à l’essor de la fintech, le gouverneur Johnson Asiama souligne que les banques centrales doivent désormais élargir leur rôle à des domaines comme l’intelligence artificielle, la cybersécurité, la gouvernance des données et la supervision des actifs numériques. Cette approche se traduit par la mise en place de départements spécialisés, de cadres réglementaires dédiés et de « sandboxes » pour tester les innovations, tout en soutenant l’intégration des paiements africains et l’inclusion financière, afin de concilier innovation, stabilité financière et crédibilité institutionnelle dans un environnement numérique en rapide évolution. 

https://www.newsghana.com.gh/ghanas-bog-reframes-digital-finance-regulation-around-risk/

4. Ahmadou Al Aminou Lo, cet ancien de la BCEAO nommé premier ministre du Sénégal

La nomination d’Ahmadou Al Aminou Lo à la tête du gouvernement sénégalais intervient dans un contexte économique, social et politique jugé critique, que le nouveau Premier ministre qualifie lui‑même d’« urgence nationale ». Ancien haut cadre de la BCEAO au profil technocratique, il se présente comme un homme de méthode plutôt que de rupture, affirmant qu’il n’y a pas de changement de cap politique mais une volonté de renforcer la cohérence institutionnelle et l’efficacité de l’action publique autour de l’Agenda national de transformation « Sénégal 2050 ». L’article met en lumière les attentes et les réserves suscitées par son parcours, notamment sur les questions monétaires et de souveraineté, tout en soulignant que sa nomination vise à rassurer sur la capacité de l’État à piloter les réformes économiques et financières dans une phase de recomposition institutionnelle sensible. 

https://www.bbc.com/afrique/articles/cedpp4y8624o

5. Le Rwanda et le Cambodge annoncent une coopération en matière de paiements transfrontaliers

Le Rwanda et le Cambodge ont conclu un accord de coopération en matière de paiements transfrontaliers entre leurs banques centrales, visant à moderniser leurs systèmes de paiement et à renforcer la connectivité financière entre les deux pays. En s’appuyant sur les technologies numériques et l’innovation, cette initiative cherche à faciliter des paiements électroniques plus rapides et efficaces pour les citoyens, tout en soutenant le développement du commerce, du tourisme et des échanges économiques. Le partenariat, mis en œuvre dans le cadre d’un Memorandum of Understanding (MoU) signé en 2023, illustre la volonté commune des deux pays de promouvoir l’intégration financière régionale et internationale par une collaboration accrue entre institutions monétaires. 

https://english.news.cn/20260530/69fb9252adc54087b0fcf3f83b0e86b4/c.html


Ailleurs dans le monde

1. L'UE veut taxer les services numériques : les jeux d'argent en ligne et les cryptomonnaies  

La Commission européenne envisage d’introduire de nouvelles taxes sur les services numériques, les jeux d’argent en ligne et les crypto‑actifs afin de financer le prochain budget pluriannuel de l’Union européenne (2028‑2034), avec un potentiel de recettes pouvant atteindre près de 11 milliards d’euros par an. Ces propositions, discutées dans un contexte de fortes résistances des États membres à d’autres sources de financement, visent à renforcer les « ressources propres » de l’UE pour soutenir un budget plus ambitieux, notamment pour la compétitivité, la recherche et le remboursement de la dette post‑Covid. L’article souligne toutefois que ces taxes restent politiquement sensibles, inégalement soutenues selon les pays et entourées d’incertitudes techniques, en particulier pour les crypto‑actifs, ce qui laisse présager des négociations difficiles avant un accord attendu d’ici fin 2026. 

https://www.euronews.com/my-europe/2026/05/29/eu-taxes-on-digital-services-gambling-crypto-could-yield-up-to-11-billion-per-year-commiss

2. Les pays de l'ASEAN devraient signer un accord-cadre régional historique sur l'économie numérique en novembre 2026.

Les pays de l’ASEAN s’apprêtent à signer en novembre 2026 le tout premier accord régional complet dédié à l’économie numérique, l’ASEAN Digital Economy Framework Agreement (ADEFA), après la conclusion réussie des négociations. Cet accord vise à renforcer l’intégration et la connectivité numériques en établissant des règles communes pour le commerce digital, les flux de données transfrontaliers, les paiements électroniques, la protection des consommateurs en ligne et l’interopérabilité des systèmes numériques, tout en couvrant des domaines émergents comme l’intelligence artificielle et la fintech. Son objectif central est de faciliter l’expansion des entreprises, en particulier des PME, dans l’économie numérique d’Asie du Sud‑Est, d’accroître la confiance des consommateurs et de préparer la région à la prochaine phase de développement économique fondée sur le numérique. 

https://www.channelnewsasia.com/singapore/asean-digital-economy-framework-agreement-singapore-november-2026-6151951

Bonne lecture !

Notre localisation
Notre Newsletter

Enregistrer votre E-mail pour recevoir nos denières informations.

FAQ

• Qu’est-ce que la Guinéenne de Monétique ? La Guinéenne de Monétique (GuiM) Groupement d’Intérêt Économique (GIE) avec Conseil d’Administration qui réunit la Banque Centrale de la République de Guinée, les banques commerciales, la Société Monétique de Guinée, les institutions de microfinance ainsi que les établissements de monnaies électroniques.
• Quand a-t-elle été créée ? La Guinéenne de Monétique a été créée en 2016 et a officiellement lancé ses opérations le 15 janvier 2025.
• Pourquoi a-t-elle été mise en place ? La Guinéenne de Monétique a été créée pour offrir aux institutions financières et prestataires de service de paiement opérant en République de Guinée une infrastructure souveraine, sécurisée, simple, abordable et efficace. Elle vise à moderniser le système national de paiement, garantir l’interopérabilité et promouvoir l’inclusion financière.
• Quels sont les organes de direction de la Guinéenne de Monétique ? - La Guinéenne de Monétique repose sur les organes de gouvernance suivants : - Une Assemblée générale des actionnaires (organe suprême de décision) - Un Conseil d’administration - Une Direction générale qui pilote les opérations quotidiennes.
• Est-ce une entité publique ou privée ? C’est une entité privée créée sous forme d’un groupement d'intérêt économique (GIE) conformément à l’Acte uniforme relatif au Droit des sociétés commerciales et du groupement d’intérêt économique de l’OHADA, ouvert à toutes les institutions financières agréées par la Banque Centrale de la République de Guinée.
• Quelle est la mission principale de la Guinéenne de Monétique ?
- Créer un écosystème de paiement électronique et digital efficace, sécurisé et accessible à tous ;
- Assurer l’interopérabilité entre tous les canaux et tous les acteurs de l'écosystème ;
- Fournir des services à forte valeur ajoutée ;
- Promouvoir l’inclusion financière;
- Garantir la souveraineté nationale sur les données transactionnelles.
• Quels sont ses mandats ?
1. Créer l’interopérabilité entre tous les canaux et tous les acteurs
2. Fournir des services et plateformes mutualisés
3. Développer un schéma directeur national de paiement (Scheme)
4. Garantir un service sécurisé, fiable et transparent
5. Promouvoir les paiements électroniques et l'inclusion financière
• Quels sont les services proposés par la Guinéenne de Monétique ? - Schéma directeur national de paiement (En cours de développement)
- Passerelle nationale de paiement (National Payment Gateway) (En cours de développement)
- Autres services et plateformes partagées (En cours de développement)
• Qu’est-ce que l’interopérabilité dans un réseau tel que le switch?
C’est la possibilité pour les usagers d’une institution financière donnée d’utiliser leur moyens de paiement carte ou application de paiement sur les équipements et/ou canaux services d’une autre institution membre, sans restriction et à des frais harmonisés.
• Qu’est-ce qu'un schéma directeur national de paiements (Scheme) ?
Un schéma directeur national de paiements (National scheme) est un ensemble de règles et d'infrastructures techniques définit par le Switch national qui permet l'acheminement, l'autorisation et le règlement sécurisés et efficaces des transactions de paiement électronique entre différentes institutions financières et différents prestataires de services de paiement.
• Qu’est-ce qu'une passerelle nationale de paiement (National Payment Gateway) ?
Une passerelle nationale de paiement est un système centralisé qui relie les institutions financières, les commerçants et les consommateurs afin de permettre des transactions de paiement électroniques sécurisées et fluides. Elle standardise et intègre divers modes de paiement, tels que les cartes et les portefeuilles numériques, permettant ainsi l'interopérabilité entre différentes institutions financières. Son objectif principal est de promouvoir les paiements sans espèces, de renforcer l’efficacité des transactions et de soutenir l'inclusion financière à l'échelle nationale.
• Quels services à valeur ajoutée sont proposés ?
- Personnalisation des cartes (En cours de développement)
- Reporting et suivi des transactions
- Surveillance en temps réel des opérations
- Assistance technique et certification pour les banques
• Combien de banques sont déjà connectées ?
À ce jour:
- 7 banques interopérables sur la partie monétique
- Quelle est l’ampleur du réseau ?
Plus de +500 terminaux (distributeurs automatiques de billets et terminaux de paiement électronique) sont accessibles sur tout le territoire guinéen.
Qu’est-ce qui change pour un client de banque ?
- Retirer de l’argent dans un GAB d’une autre banque à moindre coût ;
- Payer avec une carte de sa banque chez n’importe quel commerçant du réseau ;
- Envoyer et recevoir des fonds instantanément entre institutions connectées.
Quels sont les gains pour les clients ?
- Frais réduits sur les retraits interbancaires
- Plus d’options d’accès à leurs fonds
- Traitement plus rapide des réclamations
- Meilleure sécurité des transactions
• Et pour les commerçants?
- Plus grande acceptation des cartes et moyens de paiement
- Plus de contrainte d'accumulation de terminaux de différentes institutions
- Augmentation potentielle du volume des ventes
- Réduction des risques liés à la manipulation d’espèces
• Comment la Guinéenne de Monétique assure-t-elle la sécurité des paiements ?
- Gestion centralisée de la sécurité des paiements
- Utilisation de technologies de pointe : PKI, certificats numériques, cryptographie
- Surveillance et contrôle en continu des flux
• Pourquoi parle-t-on de souveraineté des données ?
Grâce à la Guinéenne de Monétique, toutes les transactions électroniques effectuées en Guinée sont désormais traitées et stockées localement, sans dépendance à un prestataire étranger. Cela renforce la confidentialité et le contrôle stratégique des données financières nationales.
• Comment cette initiative s’inscrit-elle dans l’inclusion financière ? En facilitant l’accès aux services financiers formels, en réduisant les coûts et en élargissant la couverture géographique, la Guinéenne de Monétique encourage l’utilisation des paiements digitaux, condition essentielle à l’intégration financière d’une plus grande partie de la population.

Nos participants